L'Église Saint-Jacques-le-Majeur - Bernouil
HISTOIRE
Avant la Révolution, le territoire relevait du comté de Tonnerre et du diocèse de Langres.
A l’origine simple chapelle implantée près de l’ancien château et succursale de l’église de Dyé, St-Jacques de Bernouil fut érigée en église paroissiale autonome à la fin du XVIIe siècle. La cure était à nomination du prieur des Bénédictins de Dyé. François de Cannelle, seigneur de Bernouil, y fut inhumé en 1630.
ARCHITECTURE
L’église est des plus modestes, mais se distingue dans le paysage monumental par l’originalité de son plan en quadrilobe (en trèfle à quatre feuilles), unique dans la région ; l’édifice fut construit de 1634 à 1643. Cette dernière date, gravée sur pierre, est lisible au-dessus du portail de style toscan. L’église est voûtée en bois.
MOBILIER REMARQUABLE
Caractéristique du mobilier religieux de style « classique », le maître-autel est surmonté d’un monumental retable dit « architecturé », aux puissantes colonnes cannelées surmontées de chapiteaux corinthiens. Le tableau central représente le Christ appelant Simon-Pierre, pécheur sur le lac de Tibériade, à le suivre.
Dans la statuaire figure un beau saint Jacques « le Majeur » du XVIe siècle., en pierre. Le saint patron de l’église de Bernouil, est ici représenté en pèlerin. En tunique et pieds nus, l’Apôtre est équipé de son bourdon bâton de marche et de défense, de sa besace, de sa gourde en coloquinte séchée, et de son grand chapeau à large bords, orné de la célèbre coquille. La polychromie d’origine apparaît ponctuellement sous le badigeon gris qui recouvre la sculpture.