L'Église Saint-Aventin - Mélisey

HISTOIRE

La terre de « Milisiacum » est mentionnée dès 879, quand le roi Louis III la donne, avec d’autres biens, à l’un de ses fidèles nommé Baldric. Mélisey ressort de la Champagne et du diocèse de Langres jusqu’à la Révolution.

L’église, dont le curé était jusqu’à cette date nommé par l’évêque, était placée sous le patronage de saint Aventin. Originaire de Bourges, le jeune homme fut disciple de saint Loup, évêque de Troyes au Ve siècle. Prêtre, puis ermite, Aventin serait mort vers 510.

Il semblerait que l’édifice ait été endommagé par un incendie en 1663.

ARCHITECTURE

Extérieur :

L’ensemble de l’édifice a été bâti à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. Au gothique dit « flamboyant » se mêlent des éléments de style Renaissance.

Le portail principal, en façade, en est l’exemple, avec son arc en plein cintre, ses pilastres latéraux à motifs géométriques en relief, ses trois niches, aujourd’hui vides, et coiffées de dais architecturés (petites voûtes d’ogives surmontées d’un « tempietto », sorte de temple miniature).

Peut-être légèrement plus récent (milieu ou fin du XVIe s. ?), celui placé sur le côté sud est composé d’une porte double encadré de pilastres cannelés décoré en hauteur d’un élégant tempietto et, sur les côtés, de « pots à feu ».

Intérieur :

Monumentalité et puissance marquent l’espace intérieur de l’église. Deux parties bien distinctes s’offrent au regard :

– la nef, assez sombre, aux grandes arcades surmontées de hauts murs aveugles et peu éclairée par de petites baies situées tout en hauteur.

– le vaste chœur et les chapelles formant comme un transept sont amplement éclairés par des hautes baies, plus tard comblées de maçonneries en partie basse. Ces mêmes parties sont bien mises en valeur par le jeu subtil du réseau complexe des ogives qui soutiennent et décorent les voûtes

MOBILIER REMARQUABLE

Le maître-autel constitue la pièce la plus remarquable du mobilier. Imposant, malgré la disparition du tableau central, il est caractéristique de ces compositions monumentales du XVIIe siècle, selon un modèle inspiré de l’Antiquité, avec ses puissantes colonnes cannelées coiffées de chapiteaux corinthiens, et son fronton, ici surmonté de la Croix. Les murs latéraux, avec leurs portes donnant sur la sacristie, renforcent le caractère architectural de l’ensemble.

La chaire du XVIIIe siècle est ornée de deux figures : saint Jean-Baptiste au dossier et saint Aventin, prêtre et patron de l’église, sur le devant de la cuve