L'Église Notre-Dame-de-l'Assomption - Beine

HISTOIRE

L’église de « Baina » est mentionnée pour la première fois au Xe siècle, quand Héribert, l’évêque d’Auxerre de 971 à 995,  en fait don à l’abbaye Saint-Germain de sa ville.

La seigneurie du territoire est partagée jusqu’à la Révolution par les seigneurs de Maligny et l’abbaye St-Amatre d’Auxerre, dont le nom, accompagné des instruments de la Passion du Christ, figure sur la superbe croix de fer forgé implantée en bas de la place de l’église.

De la période gothique de la fin du XIIe et du début du XIIIe siècle datent la nef et le chœur ainsi que la moitié inférieure du clocher. L’édifice est agrandi, d’abord au XIVe siècle avec l’adjonction du bas-côté nord, puis au XVIe avec la construction du bas-côté sud, comme en témoignent les chapiteaux dont le style, toscan et ionique, est déjà toute empreint de l’esthétique de la Renaissance. Ce même bas-côté abrite, sous le clocher, la chapelle St-Blaise, remarquable par sa voûte aux nervures complexes et par ses clefs pendantes. L’église a fait pendant des siècles et jusqu’à une date récente l’objet de travaux de confortement, notamment en raison de son dévers vers le sud, dont témoignent les déformations des voûtes de la nef et le renforcement des maçonneries des piles du bas-côté méridional.

MOBILIER REMARQUABLE

On peut retenir, de l’ensemble du mobilier patrimonial de l’église, deux belles statues en pierre du XVIe siècle :

– Sainte Barbe : accompagnée de la tour dans laquelle elle fut, selon la tradition, enfermée par son père qui craignait qu’elle ne soit gagnée par la foi chrétienne, ce qui arriva et provoqua son martyre, comme le montre la palme, symbole de ceux qui ont donné leur vie au Christ, que Barbe tient en main.

– Saint Blaise : martyr du IIIe siècle, l’évêque de Sébaste en Arménie est le protecteur des troupeaux, en particulier des moutons. En effet, on dit qu’il fut écorché vif avec des peignes à carder la laine ; d’ailleurs, un de ces peignes figure au pied de la statue, avec des moutons.